Oeuvrant dans la comédie, Mariano Laurenti, acteur, scénariste, éditeur et réalisateur, a eu sous l'oeil de sa caméra Edwige Fenech, Gloria Guida, Nadia Cassini, Anna Maria Rizzoli et Lilli Carati, on lui en est reconnaissant.

Mise a jour le 14 aoüt 2009

La BELLA ANTONIA aka La Bella Antonia, prima Monica e poi Dimonia aka The Naughty Nun - Mariano Laurenti avec Edwige Fenech, Malisa Longo, 1972, Italie

Tentons de résumer ces quiproquos italiens de cette comédie " decamerotico ". Un artiste peintre bien membré arrive dans un petit village et est accueilli par le sourire et la poitrine d'une belle paysanne. Allez Hop ! Après lui avoir rendu honneur il lui offre une jolie culotte, le dernier cri en ville. On rencontre nos autres protagonistes, dont la belle Antonia ( Edwige Fenech ) que notre peintre doit coucher sur la toile. Elle est amoureuse du garçon du rival de son père et cet amour interdit la mènera au couvent ! Le père de ce Roméo ne remplit pas son devoir conjugal au grand dam de son épouse, préférant le cul des ses jolies domestiques. Tout ce beau monde ne pense qu'à la culbute, y compris les religieuses ou Antonia ne restera pas longtemps.

Ils sont joyeusement lubriques ces " decamerotico ", comédies médiévales réalisées dans la foulée du Decameron de Pasolini, remplies de jolies actrices toutes plus belles les unes que les autres, dévoilant leurs charmes à qui mieux mieux, entourés de rustres et de gros maris lubriques. Edwige Fenech est superbe et les décors et costumes sont magnifiques. Ajoutez une musique fort joyeuse qui accompagne ce libertinage constant et vous passez un bien bon moment. Mario Giguère

Le titre fait référence au film de Mauro Bolognini IL BELL'ANTONIO (1960), avec Marcello Mastroianni et Claudia Cardinale. C'était un film très connu en Italie, même si, selon mon opinion, il est très désappointant, malgré d'excellents acteurs. Je n'ai pas vu LA BELLA ANTONIA, mais je suis certain qu'il est pas mal meilleur ! Francesco Cesari.

CLASSE MISTA aka La prof et les farceurs de l'école mixte - Mariano Laurenti, 1976, Italie

Alors c'est l'histoire de Tonino, lycéen et tout à fait amoureux de sa nouvelle enseignante, mais plutôt réservé. Pas du tout timides au contraire, un ami bellâtre de notre héros et un professeur vétéran font subir à la belle des avances assez caricaturales assaisonnées de coups montés foireux.

Tout ce qu'ils y gagnent ce sont quelques baffes et humiliations bien senties tandis que Tonino se réconforte dans les bras de sa jeune tante récemment séparée de son bonhomme et hébergée sous son toit familial. Mais Tonino n'en peut plus : son activité sexuelle avec sa tante et son amour désespéré le mènent à l'épuisement. Il faut faire quelque chose !

C'est une comédie assez sage niveau gags même si quand on appuie sur le nez d'Alvaro (qui se fait assez discret ici), bon, vous savez bien le bruit qui vient de son fondement.

Il y a aussi un tout un passage moqueur sur un couple en formation entre le concierge de l'école et une prof rondelette : bof.

L'important, c'est que la belle prof est jouée par Dagmar Lassander et la tante par Femi Benussi. Coté sexy, Dagmar a une scène de douche, euh... plutôt bien, et Femi se trimballe en mutanda ou nuisette, raet joue la bonne samaritaine avec les messieurs.

Y'a aussi des tronches sympathiques comme celles de Gianfranco D'Angelo ou Mario Carotenuto.

Bon, ça casse pas des briques, mais ce n'est pas désagréable et ça m'a convaincu de me pencher sur la filmo de Dagmar.

J'ai visionné une repique d'une diffusion télé italienne, recadrée et de 10 min plus courte que la durée annoncée sur IMDB. Un montage très étrange lors de la scène d'intercourse entre Dagmar et le jeune Tonino me fait penser qu'un coup de ciseaux m'a fait rater un truc important. Riton

L'INFIRMIERA DI NOTTE aka L'infirmière de Nuit -Mariano Laurenti, 1979, Italie

Gloria Guida jour Angela, dont la mère est cliente d'un dentiste ( Lino Banfi ) qui a besoin d'une infirmière de nuit pour le vieux gâteux qu'il abrite. Le vieux ( Carutenato ) ne veut que trouver la pièce précieuse qui se cache dans le lustre du salon. L'infirmière attire autant le dentiste que son fils ou son assistant ( Alvaro Vitali ) et tout le monde veut toucher aux fruits de la jolie blonde.

Comédie de bon ton aux scénario habituel, le film se laisse regarder avec plaisir, Gloria Guida n'étant pas Edwige Fenech, elle a tout de même une bonne présence et sait dévoiler ses charmes au moment voulu. Alvaro récolte une collection énorme de baffes et de crachats dans l'oeil et se fait tâter lorsqu'il remplace l'infirmière, perruque blonde à l'appui. Guida pousse la chansonnette. Un film léger. Mario Giguère

Lino Banfi est un dentiste queutard qui se tape toutes ses clientes au nez et à la barbe de sa matrone de 1m90 de femme. Un jour, le vieil oncle mourant de cette dernière doit séjourner chez eux afin de se reposer, en fait il s'agit d'un malfaiteur convoitant le diamant planqué dans le lustre ! Une infirmière, en la personne de la belle grande blonde Gloria Guida, sera embauchée par ailleurs pour s'en occuper, évidemment Lino Banfi va tout tenter pour la mettre dans son lit!

Quiproquos en cascade, record de baffes pour Alvaro Vitali qui déguste un maximum en assistant du dentiste, record de crachats battu pour Banfi, plein de filles à poil, ce film n'hésite pas dans la descente vers les abîmes du kitsch et du mauvais goût... génial!!!!

J'aime surtout la séquence ou Guida entonne une sorte d'hymne disco-rock-pop swinguant à souhait en braillant légèrement faux.

On repartira le coeur léger avec en tête : "la musica hey, la musica hey, la musica cui"!

Je l'aime ça ! Franfran

L'INFIRMIERE DE L'HOSTO DU REGIMENT aka L'infermiera nella corsia dei militari - Mariano Laurenti avec Nadia Cassini et la "participation exceptionnelle" d'Alvaro Vitali, 1979, Italie

C'est dans les rares moments d'accalmies lors d'une fièvre maligne, que j'ai osé visionner ce qui constitue mon premier Vitali, et je dois dire que si ce film ( sans Fenech ) est ahurissant de nullité, il manque singulièrement de délire !

Afin de s'emparer de deux toiles valant une fortune et appartenant au fils débile mental d'une grande famille enfermé à l'asile ; un minable gangster fait appel à une accorte chanteuse débutante ( Cassini ) qui va se faire passer pour une infirmière en vue d'escamoter les toiles dont le sus-dit  lui affirme qu'il s'agit de précieux souvenirs de famille!

Je passe les "nombreux" quiproquos qui peuplent ce chef d'oeuvre, le directeur obsédé sexuel et sa femme frigide , le bellâtre qui va tirer l'affaire au clair et accessoirement l'infirmière ! Pour en  arriver au saint des saints, la prestation grandiose de Vitali; inutile de préciser que le fils débile, peintre et obsédé congénital n'est autre que notre artiste ; Arborant "fièrement" sa lavalière, la scène ou il fait connaissance avec l'infirmière ( que la nature n'a pas gratifié des charmes de la belle Edwige ) est une "merveille"de simple évidence, son visage flasque d'holothurie tubuleuse rampante génétiquement déficiente, suffit à déclencher l'hilarité chez tous spectateurs avertis ; Coiffé d'une perruque noire et écarquillant les yeux, Gainsbourg aurait pu lui dédier " les filles n'ont aucun dégoût!"

Bref je ne me souviens ni du nom du réalisateur ni de celui des autres interprètes à l'exception de Karin Shubert qui joue une "méchante" et qui a une scène de charme très soft vers la fin ; Mais l'avorton ignoble qu'on a déjà vu chez Fellini ( qui semblait décidément l'apprécier) dans ROMA ou il rate avec élégance son numéro de music hall, dans Amarcord ou il suit dèja avec empressement les rondeurs de la gradisca (Magali Noel) et dans Le Satyricon ou il joue les choeurs antiques , est un génie à suivre de près! Jess Cougouar

  Johnny Mazzarino, propriétaire de club de danse, demande à sa chanteuse vedette, Grazia (Nadia Cassini) de récupérer les tableaux perdus de sa maman. Elle se fait donc passer pour une infirmière dans cet hôpital psychiatrique militaire ou tout le monde se prend pour Napoléon, Rommel et compagnie. Qui plus est, le docteur Larussa (Lino Banfi), médecin chef et propriétaire, se plie à leurs caprices pour leur faire avaler leurs pilules. Il se fait donc passer pour Joséphine, une espionne allemande, le danseur Fred Astaire et plus. La venue de la belle n'est pas pour aider les vieux libidineux, Larussa en tête qui a une superbe épouse totalement frigide, et sa mission lui commande de n'être pas trop farouche, alors elle titille pour mieux pouvoir fouiller l'hosto. En fait, ce sont des tableaux volés et son Johnny veut disparaitre avec sa pétillante Eva (Karine Schubert).

Et notre Alvaro passe ses journées à peindre des modèles nus, hé oui, c'est encore et toujours un obsédé sexuel ! Mais les gags de flatulences lui échappent, transférés à la nonne de service. On est dans le slapstick le plus primaire. C'est un festival de baffes, de gens qui tombent dans les pièges du chasseur de tigres, de quiproquos, de frigide allumée par un médicament qu'elle croit prendre pour maigrir. Tout est bon pour dénuder les actrices et non des moindres. Nadia Cassini pousse la chansonnette avec plus ou moins de succès, les actrices de la comédie sexy italienne s'essayaient toutes à cette époque, aussi bien Edwige Fenech que Gloria Guida dans la trilogie LA LYCÉENNE de Laurenti. Cassini semble plus grande que tous les acteurs, faut dire que ce n'est pas Banfi ou Vitali qui pourraient passer pour des géants, mince comme le mannequin qu'elle semble être et avec des seins menus. Avec la voix doublée en français par celle qui est souvent dans la bouche d'Edwige Fenech dans ses rôles de nunuches, on lui donnerait le bon dieu sans confession.

La trame est donc simpliste, on bourre de gags de comédie de boulevard et on espère récolter des rires gras sans oublier d'exciter le spectateur mâle. Pas le meilleur de la comedia sexy al'italiana, mais un festival Banfi pour les intéressés. Il est triste d'apprendre que la belle Cassini a vu sa carrière brisée par un chirurgien esthétique qui a mal fait des opérations dont on se demande bien pourquoi elle en avait besoin.  Mario Giguère

L'INSEGNANTE VA IN COLLEGIO aka Schoolteacher goes to college aka La Prof et les Cancres - Mariano Laurenti avec Edwige Fenech, Renzo Montagnani, Alvaro Vitali, Lino Banfi,1978, Italie/France

Ah ouais! Mais qu'il est bon cet épisode de la série "la prof..."!

On retrouve la bande de taré habituelle composée de Alvaro Vitali et Renzo Montagnani et vedettes masculine, et l'Edwige Fenech traditionnelle chez les filles pour éveiller en nous les pulsions les plus primales!

Sinon, c'est l'histoire d'Edwige, qui arrive comme nouvelle prof d'anglais dans un lycée rempli de crétins congénitaux avec Alvaro comme chef de file!

Évidemment, elle va faire fantasmer comme des malades les gamins (joués par des mecs qui ont tous au moins 25 ans!?) , et on a droit à un strip tease fumeux en salle de classe, enfin... ça se passe dans la tête d'un des ados, biens sur!!

Renzo lui, fait son PDG habituel, et il cherche par tous les moyens à se taper la Fenech, et accessoirement à tromper sa femme! Comme d'hab quoi!

Tous les passages avec Renzo sont à hurler de rire, mais il faut dire que sa tronche me fait marrer d'entrée de jeu. Alvaro et ses collègues font des blagues minables à tour de bras, y a un prof bigleux qui pète dans la salle des profs se croyant aux chiottes au moins 5 fois dans le film, y a un prof de gym illuminé avec une coupe à la Hendrix mais en rouquin, etc... J'en passe et des meilleures!

On peut dire qu'on se marre vraiment bien, malgré l'essoufflement habituel de ces comédies passé 1 heure de bande...

Un des meilleurs avec ces acteurs là en tout cas... Franfran

Ricardo Bolzoni (Renzo Montagnani) est un riche industriel qui, sous le prétexte de fuir la menace de kidnappeurs, se cache dans un quartier pauvre ou son fils Carlo fréquente le collège catholique et ou, accessoirement, sa maîtresse vient le rejoindre. Un collège ou les pitres rient sans cesse des professeurs, spécialement celui presque aveugle avec ses fonds de bouteille en guise de lunettes. Arrive la nièce du prêtre qui dirige l'institution, la belle Monica (Edwige Fenech) qui vient donner des cours de langue, hé oui ! Naturellement le jeune Carlo tombe amoureux de la déesse aux long cheveux ondulants, mais comme de raison, son père, qui la reconduit son premier matin, tombe lui aussi sous son charme, ce qui est compréhensible. Bolzoni va donc s'inscrire à des cours particuliers, ce qui met en colère son fils, qui croit que mademoiselle s'offre à son paternel, ce qui n'est pas vraiment le cas. Autre temps, autre moeurs.

Si le scénario du premier film de la série était teinté d'un onirisme que l'on dirait typiquement italien, pensons à Fellini ou Argento, les trois ans qui séparent les deux films apportent un changement majeur, la libération de la femme. Disparue la nymphette qui tombe dans les bras du premier jeune venu, cette somptueuse femme va choisir le moment, l'endroit et la personne avec qui elle veut donner son corps. Ce qui veut aussi dire que ses vêtement recouvrent beaucoup plus ses magnifiques courbes, ce qui n'empêchera pas la scène, alors presque obligatoire, de la douche d'être bien présente. On en fait même un gag récurrent, le personnage d'Alvaro Vitali coupant l'eau dans le petit hôtel ou il travaille pour surprendre les dames dans leur plus simple appareil. Ce qui lui vaudra d'ailleurs, fait à noter, de terminer l'histoire avec la maîtresse de Bolzoni, une mince blonde qui s'offre volontiers ! La galerie d'acteurs est plus riche que dans le premier film, on retrouve toujours Gianfranco D'Angelo en professeur d'éducation physique, un prétendant pas très sérieux pour notre Edwige. Lino Banfi est le secrétaire personnel de Bolzoni, un véritable moulin à parole qui va finir avec l épouse de Bolzoni, celle qui détiens la fortune, c'est un véritable bonheur pour les petits gros, ce scénario,

Mariano Laurenti est plus inventif dans sa mise en scène, qui reste sobre. Gianni Ferrio s'occupe de la musique, bien entraînante, il rempilera d'ailleurs avec la série "La Liceale". Le dvd de Wham U.S.A. a un drôle de défaut, divisé en douze chapitres, le neuvième est le seul en version originale italienne ! Environ huit minutes ou le phrasé italien, beaucoup plus enjoué et rythmé, fait presque plaisir à entendre. Mario Ggiuère

JETZT TREIBT SIE´S AUCH NOCH MIT DEM PAUKER aka La Liceale Seduce I Professori aka La Lycéenne Séduit Ses Professeurs - Mariano Laurenti, 1979, Italie, version allemande

Angela (Gloria Guida) arrive au collège ou son oncle (Lino Banfi) est directeur. Bien des mâles essaieront de séduire la jolie blonde, y comprit son oncle, qui a pourtant une maîtresse au jolie minois (Lorraine de Selle). Au travers des aventures lycéennes, Alvaro Vitali incarne un professeur de musique avec une grâce... qui n'est évidemment pas au rendez-vous !

Gloria Guida pousse encore la chanson dans ce film de facture honnête, dévoilant ses charmes avec grâce. Plus surprenante, la présence de Lorraine de Selle, héroïne de MAKE THEM DIE SLOWLY, film de cannibale par excellence, ici en vamp, ma foi, fort agréable. Le lot habituel de conneries étudiantes et de personnages secondaires, tel le professeur qui ne semble rien voir avec ses lunettes, vu dans plusieurs films semblables, complètent une comédie assez courte, à peine 76 minutes au compteur. Pour amateurs de Gloria ou d'Alvaro. Le film fait partie d'une série sur la Lycéenne. Mario Giguère

 

La LICEALE NELLA CLASSE DEI RIPETENTI aka Les Lycéennes Redoublent aka Flotte Teens jetzt ohne Jeans - Mariano Laurenti avec Gloria Guida, Lino Banfi, Alvaro Vitali, Gianfranco D'Angelo, 1979, Italie/France

Personnages : la liceale (Gloria Guida), son père prof de gym (Lino Banfi !), un prof d'histoire il me semble (Gianfranco d'Angelo), son minet de fils (minet 1), un autre minet (minet 2), et un lycée.

Comme à son habitude, la liceale attire la convoitise de la gent masculine adolescente, en l'occurence minet 1 et minet 2. Minet 1 semble avoir pas mal d'avance dans son entreprise lubrique, mais son père et celui de la liceale peuvent pas se blairer. Faut dire que le personnage joué par Gianfranco est un sale grippe-sou vaniteux facho rapide à la cravache qui s'était fait souffler sa fiancée par Lino (laquelle est désormais l'épouse du prof de gym).

Afin d'éviter que pareille mésaventure ne survienne à son rejeton, le prof d'histoire décide de monter une opération d'intoxication à l'intention de la belle. Profitant d'un accident bénin dont son fils a été victime, il va faire passer celui-ci pour gravement blessé dans le but d'attendrir le coeur de la jeune fille. Du coup à chaque fois que minet 2 se rapproche de son but, la lycéenne, prise de remords le repousse.

L'intérêt du film, comme dans les Liceale en général ne se situe pas vraiment dans les histoires de coeur de la Guida, mais plutôt dans les à-cotés érotico-bouffonesques. On a donc droit à de grands classiques, entre autres le trou dans le mur des douches qui permet à des ados (et à nous aussi par la même occasion) de reluquer des filles à poil.

Une des originalités de celui-ci est peut-être de nous livrer Alvaro en prof de musique chahuté par ses élèves (une forme de retournement de situation), et par ailleurs victime à répétition d'un inconnu qui lui démonte un morceau de sa voiture chaque jour. Présente aussi une prof sexagénaire qui fait des bonds phénoménaux agrémentés de sauts périlleux chaque fois qu'on la fait sursauter.

Cette comédie bénéficie, je crois, d'une certaine réputation dans son genre et on comprend pourquoi. Le rythme des gags est élevé, le taux de nudité féminine est tout à fait correct, les acteurs sont simplement excellents. Lino Banfi en prof de gym dragueur avec une moumoute pour l'occase : succès assuré.

Recommandé. Riton

Angela est au lycée et elle est fiancée avec le fils d'un des professeurs (Gianfranco d'Angelo), ancien rival d'un de ses collègues, joué par Lino Banfi. Elle doute de la pertinence de cette union et rejette les avance d'un bellâtre, qui se fait insistant. Pendant ce temps le professeur Modesti (Alvaro Vitali) est sans cesse le souffre douleur des étudiants les plus astucieux. Reprenant une vielle méthode éprouvée, le fiancé tente de s'assurer la pitié de la belle Angela en simulant des blessures suite à un accident de voiture dont elle se sent responsable...

On reprend tous les acteurs de LA LICEALE et on mijote une autre histoire, plus sage et finalement beaucoup moins intéressante. On a quelques bons gags irrésistibles, mais l'ensemble est trop convenu et Gloria trop avare de ses charmes, sans parler de sa naïveté qui nous laisse incrédule. Alvaro est l'éternel pitre, professeur de musique et une grosse dame qui sursaute comme une gymnaste au moindre bruit lui vole presque la vedette au chapitre de la connerie. Divertissement léger et sans conséquence. N'empêche qu'elle est drôlement jolie, Gloria, ancienne miss Teenage Italie 1974 ! Mario Giguère

La LYCÉENNE FAIT DE L'OEIL AU PROVISEUR aka La Ripetente fa l'occhietto al Preside - Mariano Laurenti avec Anna Maria Rizzoli, Lino Banfi, Alvaro Vitali, 1980, Italie

Angela (Anna Maria Rizzoli) est fille de milliardaire et décide de retourner au lycée, après avoir passé quelques années en Afrique avec un amoureux de passage. Elle s'y présente incognito mais est rapidement remarquée par Carlo, qui s'empresse d'avertir son père industriel. Celui-ci, en affaire avec le père, demande à Carlo de ne pas avoir de contact privilégié avec la belle, pour ne pas perdre un gros contrat. Angela, évidemment attirée par Carlo, se bute à sa froideur suspecte et décide de le rendre jaloux en faisait des avances au Proviseur (Lino Banfi). Proviseur qui est réjouit et s'empresse de laisser tomber sa maîtresse, qui a un admirateur, le professeur de chimie, nul autre qu'Alvaro Vitali !

Beaucoup plus sage que La LICEALE avec sa Gloria Guida en chaleur, ici Anna Maria Rizzoli, quoique jolie, n'offre qu'une courte scène de douche en sacrifice. On nage donc plus du côté de la comédie de situation, avec les étudiants qui font de mauvais coups à Alvaro. Lino Banfi reçoit encore son kilo de baffes, autant d'anciens élèves que de sa maîtresse, jouée par Ria de Simone, hystérique sympathique. On termine dans un hôtel de passe ou tout le monde se trompe de chambre. Lino a un petit garçon qui n'a pas la langue dans sa poche ! Très léger donc, mais pas ennuyant du tout et avec quelques gags qui décrochent le rire. Mario Giguère

PIERINO TORNA A SCUOLA - Mariano Laurenti avec Alvaro Vitali, Nadia Bengala, Giulio Massimini, 1990, Italie

La scène qui ouvre le film montre Pierino en train de travailler ! Il a quitté l'école, certain qu'elle n'était pas faite pour lui. Cependant sa grand-mère est persuadée du contraire : un garçon gentil, intelligent et beau (sic) doit être promis à un avenir meilleur que de nourrir des chiens de course. D'ailleurs un accident de travail convaincra l'âgé garnement de reprendre le chemin des écoliers.

Pierino revient donc en cette année 1990 après une longue absence. 

Bon, c'est vraiment pas terrible. A vrai dire, ça marche plus, en dépit de Laurenti à la réalisation, on regarde cette succession d'historiettes sans entrain, convaincu que les belles années de la comédie débile italienne sont belles et bien finies. Trop plat, trop sage. Dommage. Riton

QUEL GRAN PEZZO DELLA UBALDA tutta nuda & tutta calda aka Ubalda, All Naked and Warm - Mariano Laurenti, 1973

Un grand chevalier niais ( Pippo Franco ), de retour de guerre, ne trouve plus la clé de la ceinture de chasteté de sa jolie femme ( Karin Schubert ). Il lui prend l'idée d'essayer la femme du boulanger, la belle Ubalda ( Edwige Fenech ) qui elle aussi, O malheur, a une ceinture de chasteté. Les ruses et les subterfuges s'accumulent et nos deux coquins, car le boulanger veut se faire la femme de l'autre, sont laissés pour morts dans un trou de chiotte, merde ! D'intenses négociations s'amorcent pour partir un club d'échangistes, mais ça ne règle pas l'histoire des clés...

Une bonne petite comédie sur les ceintures de chasteté, dont j'ai manqué quelques subtilités, italien oblige, mais qui nous apporte le sourire et de belles séquences avec des actrices fort jolies. Mario Giguère

La RIPETENTE FA L'OCCHIETTO AL PRESIDE - Mariano Laurenti avec Anna Maria Rizzoli, Alvaro Vitali, Lino Banfi, 1980, Italie

Angela Pastorelli est la fille d'un super ponte de l'industrie. Et elle voudrait bien devenir indépendante, se défaire du lourd fardeau de la vie facile, quoi... donc elle décide de quitter la demeure familiale, de s'installer à plein de kilomètres de ses parents et de reprendre ses études, au lycée, incognito.

A peine arrivée, elle est remarquée par le beau gosse de la classe, Carlo, celui qu'a une vraie moto et pas un pétrolet, avec un vrai casque pas au bol. Il découvre illico presto qui elle est vraiment et rapporte l'info à son papa, un industriel moins gros que le père d'Angela. Le paternel de Carlo lui dit "pas touche", parce qu'en cas d'accouplement impromptu, il risquerait des ennuis d'industriels, voyez. En attendant, Angela elle trouve Carlo pas mal, mais elle se demande s'il est bien cuit à faire un pas en avant, deux en arrière. Alors pour le faire bisquer un peu, elle fait l'occhietto al preside, en l'occurrence Lino Banfi.

Il s'agit d'une comédie dans la moyenne, pas extraordinaire, mais pas calamiteuse non plus. La Rizzoli en ripetente n'est pas très généreuse de ses charmes, et globalement c'est pas ultra sexy. D'un autre coté c'est pas follement original non plus, mais de toutes façons on ne s'y attendait pas particulièrement. Y'a de bons passages, mais le rythme s'essouffle par moments, et c'est ce qui empêche au film d'emporter complètement l'adhésion.

Plutôt pour spectateurs déjà accros au genre. Riton


Carlo Giuffre

The SAD WIDOW aka La Vedova Inconsolabile Ringrazia Quanti la Consolarono aka The Windsome Widow aka The Inconsolable Widow Thanks All Those who Consoled Her - Mariano Laurenti, 974, Italie,1h38

Un mari moustachu meurt dans un accident de voiture en plein générique. On nous présente ensuite sa femme (Edwige Fenech), assise dans le cabinet du notaire avec ses beaux-frères, deux demeurés, écoutant religieusement les derniers voeux du défunt. Puisque ce dernier n'a pas rédigé de testament, selon la loi sa fortune va à ses frères, mais l'avocat de la belle Edwige trouve un détail dans un texte de loi qui mentionne que la veuve a dix mois pour présenter au notaire le rejeton du défunt, et ainsi ramasser la totalité de la fortune. Les scénaristes ignorant probablement tout de la notion d'ADN au moment de la rédaction, ils poussent ainsi la belle veuve à se frotter à tout ce qui pique et qui gicle afin de se tirer avec le fric.

Voilà un prétexte fort prometteur pour une comédie italienne, que la suite du film ne tiendra malheureusement pas. Mariano Laurenti, qui a tout de même réalisé beaucoup de films avec Edwige en vedette, dont quelques Con (LA PROF ET LES CANCRES, L'INFIRMIÈRE DE NUIT), se contente ici de s'éterniser sur une situation en huis clos qui n'exploite pas vraiment les possibilités charnelles de "la blonde à Martino".

***SPOILERS*** 

En effet, le scénario bifurque et voit les frères du défunt ériger une barrière de protection autour de la villa où se retirent Edwige et sa maman. Ils bloquent ainsi l'accès à tous les hommes qui seraient tentés par quelques pirouettes érotiques, mais un bellâtre moustachu ma foi pas très sexy (Carlo Giuffrè, qui est récemment apparu dans le PINOCCHIO de Benigni, mais qui a connu ses plus belles heures aux côtés de miss Fenech dans POKER IN BED) parvient à se glisser à l'intérieur de la villa et déclenche ainsi la série de quiproquos habituels.

***Fin des SPOILERS*** 

L'aspect théâtral de l'ensemble est sympathique, mais plusieurs situations s'étirent inutilement, et les personnages grotesques n'éveillent guère d'enthousiasme chez le spectateur blasé, qui a déjà vu ça ailleurs, et dans un meilleur emballage. La musique de Bruno Nicolaï reste probablement l'élément le plus jouissif, avec la géographie corporelle de la séduisante Edwige, bien entendu. Orloff

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